II.c.1.a) Héliocentrisme et modèle de Ptolémée

Une nuance intéressante sur l’interprétation correcte des systèmes de référence peut être lue dans le point de Physique Relativiste sur la non-distinction entre la vitesse physique ou réelle et la vitesse relative, mentale ou abstraite.

En parlant de systèmes de référence, il nous vient à l’esprit la controverse classique entre le modèle de Ptolémée des grecs et l’héliocentrisme de Copernic. Le plus important est de considérer les deux comme étant corrects car ils sont conventionnels. La différence se fait au niveau de l’expression mathématique, beaucoup plus simple pour l’héliocentrisme et plus tournée vers la description du mouvement des planètes du Systèmes Solaire pour le modèle de Ptolémée.

La correction conventionnelle de l’héliocentrisme et du modèle géocentrique de Ptolémée est habituellement utilisée comme exemple pour montrer que toutes les théories physiques sont correctes et que toute nouvelle théorie doit inclure la précédente comme un cas particuliers. Rien de plus éloigné que la réalité scientifique en somme. J’espère que de citer le cas de la Terre plate ou ronde sera suffisant. Naturellement, la théorie actuelle du globe terrestre n’inclut pas la précédente…

Afin qu’aucun doute ne subsiste, j’accepte totalement la nécessité d’un système de référence, aussi élémentaire soit-il, pour définir le mouvement. C’est-à-dire que je partage le principe de la relativité du mouvement ; de la même manière, en allant un peu plus loin, je me risquerais à dire que toute pensée est relative.

Un système ou cadre de référence peut être appliqué à n’importe quel matière, objet ou même pensée mais le raisonnement sur cette matière se réfère à un système de référence spatial.

Pour moi, il est assez évident que les dimensions spatiales ne sont pas plus qu’un concept abstrait et, par leur propre construction ou nature, au caractère symbolique et absolu par rapport à l’origine conventionnelle. Y compris avec l’idée du système de référence naturel, l’espace continue d’être un concept auquel on attribue une origine conventionnelle.

L’espace, dans ce sens, existe dans l’esprit sans nécessité de réalité physique. C’est plus sa réalité physique qui, si elle existe, n’ajoute rien au concept.

C’est du moins ce que j’ai compris quand ils me l’ont expliqué enfant.

Bien que le mouvement soit relatif par pure tautologie, il faut rechercher s’il existe des systèmes de référence naturels, qui soient plus appropriés que d’autres. Quand je marche sur le sol, le système de référence naturel ou plus le plus commun ou le plus utile, etc. m’indique que celui qui se déplace, c’est moi et pas le sol. Il existe bien sûr d’autres points de vue corrects mais ils ne sont pas aussi puissants pour expliquer ou atteindre des objectifs particuliers. En d’autres termes, pour ces objectifs, il semblerait que le meilleur modèle serait le modèle de Ptolémée ou modèle géocentrique qui rend la Terre fixe.

Un cas typique de système de référence connu de tous est le système héliocentrique appliqué au système solaire que je commentais précédemment. Qui mène la danse maintenant ?

Si on prend la Terre comme origine de notre système de référence, nous trouvons d’abord le système d’Aristote et ensuite celui de l’astronome grec Claude Ptolémée du IIème siècle AD dans son œuvre Almageste où il apporte l’hypothèse d’épicycles formés par les orbites circulaires des autres planètes sur des points qui à leur tour tourneraient autour de la Terre, c’est le système de Ptolémée.

Pour l’héliocentrisme, proposé par Nicolas Copernic (1473-1543), le centre est le Soleil. Cela avait été signalé antérieurement par le philosophe grec Aristarque de Samos autour de l’année 280 BC. Sans aucun doute, il les avait devancés !

  • Héliocentrisme vs modèle de Ptolémée

    Les deux modèles sont corrects philosophiquement parlant et équivalents par rapport à leur efficacité dans la détermination de la réalité physique. La différence réside dans la simplicité des équations décrivant le mouvement des planètes, plus évidentes dans le cas du système de référence héliocentrique ou héliocentrisme que dans le système de Ptolémée.

    La science a donc choisi entre les deux le plus simple. Dans ce cas, le choix était très simple car non seulement il s’agit d’équations mais également d’une représentation intuitive de la réalité, de ses concepts et des lois sous-jacentes de la physique, qui, dit en passant, semble pouvoir s’exprimer sous de nombreuses formes !

    Les équations qui décrivent la réalité physique du mouvement des planètes dans le modèle de Ptolémée nécessiteraient surement une ou deux variables additionnelles par rapport à celle utilisées pour l’héliocentrisme.

    Ces variables, d’un point de vue mathématique, pourraient être représentées comme de nouvelles dimensions et pourrait être obtenues ou bien en ajoutant des variables ou bien en « flexibilisant » les constantes ou les variables existantes en fonction des existantes et des références spatiales.

    Il est aussi bien possible que l’application de ces équations plus complexes soit plus générale que celles du système plus simple ou élémentaire. On pourrait même dire que ce dernier système serait un cas particuliers du général.

    Malgré tout cela, presque personne ne penserait que le modèle de Ptolémée est aussi valide que l’héliocentrisme, encore moins avec les équations de transformation d’un système à l’autre. Et pire que la Relativité Restreinte d’Einstein, qui suit une espèce de système de Ptolémée, non plus au niveau des planètes mais à celui des particules élémentaires ; et deux axiomes rajoutés, la vitesse constante de la lumière, qui est un maximum absolu et les transformations asymptotiques correspondantes, pour que rien ne puisse lui échapper.

    Je crois que personne ne pense qu’une transformation de l’héliocentrisme pour le modèle de Ptolémée et vice-versa implique une dilatation du temps ou une contraction de l’espace, bien que cette transformation soit sensiblement plus compliquée de celle de Lorentz, en impliquant un mouvement relatif circulaire au lieu d’un mouvement rectiligne uniforme (MRU)

    La condition nécessaire et suffisante pour relativiser le temps ou l’espace est d’alterner artificiellement le concept de vitesse, vu que les temps et espace sont les uniques composants de concept là.

  • Le tour du danseur

    En changeant un peu de thème, pensons maintenant au modèle de Ptolémée ponctuel de la Relativité Générale d’Einstein dans lequel l’observateur en charge se tourne d’un côté, et vérifiera donc, en regardant les étoiles, qu’elles ont changé de position à une vitesse vertigineuse, si invraisemblable qu’il pensera être perdu.

    En d’autres termes, en introduisant le vecteur directionnel ou « flèche » sur les mouvements relatif, certains objets atteindront des vitesses si élevées que jusque la dilatation du temps pourra exploser.

    On aurait sans doute besoin d’un troisième postulat pour ce modèle de Ptolémée ponctuel qui dirait quelque chose comme : « Les équations formelles du mouvement relatif ne tiendront pas compte du vecteur directionnel dans son expression mathématique afin de considérer comme ponctuel tous les objets »

    Une autre solution serait d’appliquer un postulat ou sous-postulat de la Relativité Générale ; même si au jour d’aujourd’hui, aucun ne me vient à l’esprit.

    D’un autre côté, utiliser un modèle de Ptolémée ponctuel présente un inconvénient, vu que ce système implique une dénaturalisation du mécanisme de l’abstraction normal de notre cerveau dans la mesure où il est habitué à se replacer comme un observateur extérieur à l’objet étudié.

    Ainsi, dans le modèle de Ptolémée au point central, on utilise un appareil mathématique complexe avec des variables sans signification réelle.

 
  • Les observateurs extraterrestres

    Une conséquence des postulats de la Théorie de la Relativité Restreinte sera une indépendance de la vitesse de la lumière par rapport au mouvement de sa source et de son observateur, comme semblent s’en inspirer les résultats de l’expérience de Michelson-Morley.

    Je ne sais pas très bien si ce fut Protona ou Neutrona qui me raconta cette petite histoire, qui montre un résultat différent de celui de l’expérience de Michelson-Morley (mis à part que nous transformons toutes les valeurs mathématiques) pour illuminer mes neurones sur ce thème :

    « Il était une fois, un nain rouge avec des oculus purpus qui vivait sur Vénus, un voyou ; la vérité, fidèle à leur description devait être assez innocente.

    Il aimait beaucoup la Terre car elle était très bleue et de temps en temps, il voyait des feux d’artifice, comme d’énormes champignons colorés.

    C’était un voyeur invétéré mais, plus il regardait ces champignons, même du coin de l’œil, moins il comprenait pourquoi ils avaient toujours des formes asymétriques, comme s’il s’agissait de boules qui se déplaçaient en grandissant. Ce n’était pas logique, les couleurs changeaient de tons, mais la forme ne dépendait pas des couleurs, ni de la saison sur Vénus, à part les proportions asymétriques apparaissaient comme de petites variations, un peu comme se déplacerait un pouoeil.

    Systèmes de référence
    Systèmes de référence internes et externes à la Terre

    Alors que le nain grandissait, en temps, non point en structure, il se rendit compte que la partie la plus rapide de cette curieuse forme pointait dans le sens de translation de la Terre par rapport à la boule jaune et brulante qu’était le Soleil.

    Après avoir éliminé les autres causes possibles, il arriva à la conclusion que le cleur (lettres communes de couleur et de chaleur) était la cause de la merveilleuse forme qu’avaient les feux d’artifices terriens »

    Le cleur et tout le conte n’ont ni queue ni tête, donc, une des deux, celle qui ne me raconta pas le conte, me raconta que tout avait à voir avec l’autre conte de l’éther perdu et avec voir Venus depuis la Terre. En d’autres termes, la vision du phénomène des boules terrestres pour un observateur hors du champ de gravité de Terre en comparaison avec un observateur lunatique, car la Lune accompagne ce champ.

    Ainsi, pensant et pensant encore…après plusieurs proto-sessions.

    Que les systèmes soient inertiels ou non inertiels, si sur la Terre la lumière se déplace à la vitesse c et qu’en plus la Terre se déplace à la vitesse VT par rapport au Soleil, il semble très complexe de calculer l’espace parcouru en une seconde et de savoir quelle sera la vitesse totale (c + VT). Une autre question concerne la capacité de mesurer cette vitesse avec nos instruments, qui n’est pas suffisante.

    Dans le même temps, on peut argumenter en disant que sa vitesse sera égale à c-VT quand le mouvement de la lumière sera dans le sens contraire, ce qui compliquerait un peu les choses sauf que, dans mon cas, je l’expliquais avec le conte de la naine, c’est-à-dire par la forme des feux d’artifice, boules concentriques depuis la Terre ou décentrées depuis Vénus.

    Le phénomène de la forme et la forme du phénomène rappelle l’effet Doppler illuminé. Il convient de signaler que cet effet, dans la théorie orthodoxe, ne devrait jamais se produire. S’il venait à se produire, ce serait par des effets énergétiques et non par des changements de vitesse de la lumière ou changements de la vitesse du temps.

    La seule solution satisfaisante serait que l’éther ou tapis volant soit la Terre, mais cela semble un peu théologique et à ce niveau, ça ne serait pas amusant ; nous allons donc améliorer cette proposition : l’éther sur Terre est la Terre, sur Mars, Mars et bien sûr, sur Pluton, Pluton, etc…

    Solution de facilité, voyons ce que pourrait être l’éther s’il n’était pas fixe. Pour une analogie à ce concept classique d’éther, je dirais sur l’éther global –structure réticulaire de la matière qui support la gravité et, indirectement, l’énergie électromagnétique.

    Je dis indirectement parce que l'éther global est l'éther gravitationnel; mais l'éther luminifère est le champ de gravité elle-même, car il doit se rendre à la Terre dans l’expérience de Michelson Morley. La lumière agit sur le champ gravitationnel comme un serpent sur la surface terrestre. En plus, les deux se déplacent sinusoïdalement.

    Si nous faisions l’expérience de Michelson-Morley avec une tortue et qu’il n’en résulte aucun changement, nous rendrons les tortueuses barres d’interférence maximum.

    Cette vision physique de la nature s’oppose à une vision mathématique. La vitesse d’un homme marchant sur Mars diffère certainement de la vitesse d’un homme marchant sur la Terre ou Pluton.

En définitive, il ne s’agit pas de savoir si le modèle de Ptolémée ou l’héliocentrisme s’applique sur les phénomènes physiques mais de définir l’existence d’un cadre ou système de référence privilégié ou naturel, car tous les phénomènes physiques sont associés au mouvement.

Dans les livres de la Mécanique Globale et de la Physique et Dynamique Globale, nous approfondirons les nouveaux principes physiques impliqués par la tension de la structure réticulaire de la matière comme système de référence naturel, les états d’agrégation de la matière en général et dynamique du mouvement, de la masse comme de la lumière.