II.c.1.b) Mouvement rectiligne uniforme (MRU) et relativité

La première critique envers la Théorie de la Relativité Restreinte (RR) d’Einstein sur le mouvement rectiligne uniforme (MRU) concerne la terminologie des systèmes de référence inertiels et non inertiels, qui ne me plait guère pour de nombreuses raisons.

La principale, c’est que je ne suis pas à l’aise avec autant de connotations techniques du concept, même si ce sont des limitations qui me sont propres. Par la suite, j’exposerai quelques idées qui justifieront je l’espère pourquoi les problèmes commencent avec la terminologie employée de systèmes de référence inertiels et non inertiels, et pourquoi ils empireront quand on tentera de l’examiner à fond.

  • Système physique et système de référence.

    Un système de référence est un concept abstrait qui nous permet d’identifier les points de l’espace depuis une origine arbitraire.

    Un système physique est un ensemble de choses et d’énergies. Il ne faut pas les confondre car pour la Relativité, on parle habituellement de système de référence et tous sont en repos et peuvent contenir des éléments accélérés, au repos ou au mouvement uniforme.

  • Le terme inertiel.

    Ni la Mécanique Classique de Newton ni la Physique Moderne n’expliquent la cause ou les mécanismes de l’inertie. Le modèle proposé par la Physique Globale le fait dans le livre de la Physique et de la Dynamique Globale.

    Ce terme fait penser à l’inertie des choses continuant leur trajectoire, qu’elle soit physique, historique ou de quelque autre nature. Mais un système accéléré implique également une inertie bien que cela ne soit pas la cause de son mouvement.

    Peut-être que les systèmes non inertiels devraient s’appeler systèmes super-inertiels !

    Ainsi, il résulte qu’un concept utilisé pour éliminer le milieu théorique de la Relativité Restreinte est le contraire de son sens le plus normal en physique et en plus il incorpore parfois la notion du principe d’équivalence de la Relativité Générale.

  • Un système ou la relation entre deux systèmes.

    Lorsque l’on parle de système inertiel ou non inertiel, on devrait mentionner la relation entre deux systèmes vu que tous les systèmes individuellement considérés sont au repos par pure convention de système de référence, sauf que nous parlons en RG d’un système dans un espace avec gravité –ou à effet géométriques.

  • Systèmes de référence inertiels.

    Dans le domaine de la Mécanique Classique, les changements de référentiels inertiels –en mouvement relatif uniforme– existent les appellations invariantes de Galilée.

    Pour la RE, la définition est maintenue mais les transformations de Lorenz affectent l’espace et le temps et les concepts de masse relativiste et de masse propre, ou masse au repos, apparaissent.

    Pour la RG, par le Principe de l’Equivalence, on change le concept de système de référence inertiel et la masse est invariante.

  • Systèmes inertiels et systèmes accélérés.

    D’un autre côté, on parle de systèmes inertiels et non inertiels et on n’utilise pas les termes de systèmes accélérés ou non accélérés car il y a des systèmes qui ne sont pas en mouvement mais qui sont considérés sur le même plan que les accélérés par le principe d’équivalence entre la gravité et l’accélération de la Relativité Générale.

  • Tentatives infructueuses de simplification conceptuelle.

    En mentionnant que dans les systèmes de référence inertiels, la masse ne varie pas en fonction de la vitesse, il peut sembler que les systèmes inertiels correspondent à la mécanique classique de Newton et les non inertiels correspondent à la RR, mais ils n’ont rien à voir, la RR porte sur les systèmes de référence inertiel et la RG sur les non inertiels, bien que ces derniers puissent être inertiels au sens de la RE.

  • Forces fictives.

    Il faut reconnaitre que l’apparition de forces fictives dans les systèmes de références non inertiels donne une touche mélodramatique à ce sujet, et quelques neurones commencent à cogiter sur une fin de cette l’embrouille dans laquelle elles se sont embarquées et sur ce qui leur a fait mériter ça.

  • Systèmes de référence et observateurs.

    Nommer de la même manière les observateurs inertiels et les non inertiels est selon moi une raison de plus en défaveur de la terminologie employée. Il s’agit d’une personnalisation impropre des textes scientifiques. Pour voir l’effet sur le cerveau de toute cette forme d’expression, nous pouvons nous demander comment un observateur non inertiel verrait un objet immobile dans un système de référence inertiel ! Simple, non ?

    En allant un peu plus loin dans la simplicité du modèle, les concepts d’observateurs inertiels et d’observateurs non inertiels sont utilisés comme si la réalité physique dépendait d’eux…Ah ! Mais ce de cela dont il s’agit ! J’avais toujours pensé que c’était pour un changement de point de vue, de système de mesures, de lunettes ou de quoique soit d’autre ; mais la réalité physique, si elle existe, est unique. Ou double, au pire !

    A propos de cette dépendance se reporter au point sur La théorie de l’observateur ignorante de la partie de Physique relativiste et mathématiques de ce livre.

Cela signifie qu’au nom d’un concept basique, de nombreux concepts, et pas toujours des plus simples, sont inclus. Cela peut servir à des spécialistes –bien qu’on ne le remarque pas– mais pour ceux qui essayent de comprendre la relativité sans y consacrer cinquante ans, cela représente un important contretemps. Plus qu’une science qui simplifie la réalité physique, cela ressemble… ça me rappelle le langage… et toute la richesse géographique.

Je commence à comprendre pourquoi mon père, quand j’étais petit et lorsqu’il parlait de choses entre grandes personnes, répétait souvent : « Il ne faut pas mélanger les choux et les carottes ». Il ne le disait pas toujours mais suffisamment pour noter qu’il pensait qu’il y avait trop de flexibilité conceptuelle. J’ose à peine imaginer ce qu’il aurait en étudiant la Physique Moderne !

 
  • La non-distinction entre la vitesse physique ou réelle et la vitesse relative, mentale ou abstraite

    Voyons un exemple simple illustrant l’idée de la vitesse maximum de la Théorie de la Relativité.

    Pour le rendre plus intuitif, nous allons supposer que les pelotes de la figure sont de petites particules qui sortent désordonnées dans un mouvement rectiligne uniforme dans le sens contraire à la vitesse 0.9c.

    En mesurant leur vitesse relative, nous obtiendrons 1,8 c vu qu’après une seconde, elles seront séparées par 5.4*108 mètres, à cause de leur mouvement rectiligne uniforme. Pour le dogme, axiome ou quelque autre mot ronflant (tout sauf vérification expérimentale) de c comme vitesse maximum, le résultat ne peut pas être correct et, effectivement, en appliquant les formules « adéquates », on obtient une vitesse de 0.994 c, un temps de 4.152 secondes au lieu de un et une distance de 12.388*108 mètres.

    Les pelotes de la lumière
    Les pelotes de la lumière

    Disons que nous le considèrerons comme le plus petit commun multiplicateur asymptotique pitagorien !

    C’est une des idées les plus claires contre la Théorie de la Relativité d’Einstein et c’est pourquoi j’ai utilisé un titre particulièrement visible pour ma figure. Une limite maximum s’impose, mais non plus la vitesse de la lumière ou vitesse physique mais une vitesse qui existe seulement dans la tête, car la vitesse de séparation est clairement un concept mental.

    Il faut cependant connaitre qu’il y a une division parmi les physiciens consultés par rapport à l’existence de vitesses autour 2c. C’est comme si la relativité affectait aussi les opinions techniques, ce qui n’est pas sans me rappeler la survie par adaptation darwiniste.

    Par conséquent, la nécessité de rendre le temps relatif et tout le reste est complètement automatique. Par pur design pour le modèle ! On applique la transformation asymptotique de la vitesse relativiste pour que « c » ne soit jamais dépassée…

    Il doit clairement exister de puissantes raisons pour que la communication scientifique accepte cette manière de procéder depuis un siècle.

    Des coïncidences arrivent parfois, mais quand deux évènements étranges se correspondent, normalement, nous supposons que le seul facteur commun que nous pouvons trouver est pertinent pour les expliquer. Pour la Théorie de la Relativité, les coïncidences étaient nombreuses mais personne n’a semblé s’en inquiéter à cette époque.

    Plus en avant sur le thème de l’exemple, ces supposées vitesse abstraites plus élevées sont totalement vérifiables dans une infinité de cas. Il suffit de citer tous les photons antipodes de toutes les étoiles lumineuses.

    Pour autant, la dilatation du temps et la contraction de l’espace qui est proposée est totalement artificielle et imaginaire.

    Un doute de plus me vient à l’esprit, si la vitesse maximum de la lumière est *c*, quelle est donc cette nécessité de réaliser une transformation asymptotique pour éviter qu’elle ne soit dépassée ? J’ai bien peur que tous les cas où les transformations de Lorentz sont utilisées, correspondent à cet exemple.

    Enfin, un argumentaire philosophique peut être déroulé par rapport à l’état repos physique de la pelote origine de référence spatiale, ce qui n’est pas évident. Quelle est la pelote qui bouge ? Et pourtant, on y applique des formules conventionnelles où c'est la vitesse maximum.

    Cette justification n’ajoute rien de neuf, l’ignorance des pelotes pour celle qui est en mouvement –rectiligne uniforme ou géodésique– n’exempte pas la réalité physique de quelques lois physiques qu’il faut remplir, et ayant, un minimum de bon sens.

L’éther global ou structure réticulaire de la matière –milieu support de la gravité et, indirectement, l’énergie électromagnétique, car le champ de gravité est l’éther luminifère– et la signification physique de l’équivalence masse énergie sont exposées dans le livre de la Mécanique Globale, au sein de la nouvelle Physique Globale.

Les implications de la gravité sur le concept de mouvement, de force et le mécanisme réticulaire de l’énergie cinétique sont étudiées en profondeur dans le livre de la Physique et Dynamique Globale.