CONTES D'AMOUR

Tous les contes sont éducatifs mais dans les petites histoirespour bébés (jusque 3 ans) cette caractéristique est accentuée.

D’un autre côté, il paraitra surement à ces petites filles et petits garçons que le conte contient des histoires vraies avec des détails très proches de leur réalité.

Comme c’est une collection de récits courts qui commencent tous par les deux mêmes paragraphes que La Chatte, la structure permet la répétition de quelques paragraphes en plus quand on considère que c’est le bon moment, ou de ne pas en mentionner durant un temps ou simplement si on veut faire un récit plus long.

De même, la structure en ligne permet de les combiner de manière à pouvoir inclure deux éléments ou plus de différents petits contes en un seul récit.

PETITS CONTES DE CAÑAVERUELAS
Petit village (Grañón) par T.P. Barrasa

LA CHATTE DU COSO

(Traduit par Nathalie Malvar)

Dans un petit village près de H… (Huete), qui s’appelait C… (Cañaveruelas - Waves in the Sea of Cane), vivait un petit enfant dans une place au centre du village, appelé « Le Coso ».

Dans le Coso était la maison dans laquelle vivait le petit enfant avec sa famille : son père, sa mère et ses six  frères (trois frères et trois sœurs).

Dans la même maison aussi vivaient des animaux. Dans un étable vivait Jica, une ânesse très gentille, forte et travailleuse; et dans l'autre étable vivaient deux chèvres qui donnaient du lait pour le petit-déjeuner de touts les enfants de la maison.

Le petit enfant adorait l'ânesse, il aimait autant Jica que, une des premières paroles qu’il apprit à dire était Jica, Jica.

Aussi, dans la maison, il y avait une chatte appelée « La Chatte », qui se chargeait de qu’il n’y ait pas trop de souris, parce qu’elles pourraient manger la nourriture du garde-manger. « La Chatte » était un animal très joyeux, tout le temps en train de jouer, et chaque fois qu’elle passait à côtée du petit enfant, elle le poussait avec son ventre pour qu’il tombe par terre sur ses fesses.

En plus, il y avait un poulailler à l'arrière de la maison où les poules pondaient des œufs, et les œufs frits étaient très bons. Juste en dessous du poulailler était la porcherie : une chambre très, très petite où vivait un petit cochon très grassouillet.

Le petit enfant avait moins de deux ans. Il se tenait avec ses deux petites mains au bord de la table de la cuisine, où sa famille mangeait et dînait, et en train de se mettre sur la pointe de ses petits pieds, il n’arrivait pas á voir  ce qu’il y avait sur elle. Le petit enfant n’aimait pas ne pas savoir ce qu’il y avait là-bas et que tout le reste le sache.

Le petit enfant était très content de vivre dans cette maison avec sa famille et autant d'animaux. Il pensait qu’il avait une énorme chance d'être né humain au lieu d'ânesse, chatte, chèvre, poule, cochon, souris ou, pourquoi pas, fourmis.

Vieille photo de famille

Il avait envie de savoir ce qu’il y avait sur la table sans avoir besoin que quelqu'un le prenne dans ses bras , de pouvoir prendre la cruche d'eau sans avoir à attendre que quelqu’un lui donne l'eau quand il avait soif. Et il avait envie de pouvoir éviter que la chatte, en lui frôlant avec son ventre quand elle passait à son côté, le fasse tomber sur son derrière.

Il ne se faisait pas mal en tombant sur ses fesses mais, même si au début il pensait que c’étaient des petits accidents, il se rendit compte que c’était plutôt comme si la chatte lui disait « Je suis plus forte que toi et ici c’est moi qui commande ».

Une autre chose qu’il aimait beaucoup était regarder le feu. Sur le sol de la cuisine il y avait une base en métal collée au mur, juste en dessous de la cheminée, où sa mère cuisinait la nourriture dans des poêles et des marmites avec la chaleur du feu du bois. Les changements continus de forme et couleur des flammes étaient fascinants, et les énormes morceaux de bois finissaient réduits en petits tas de poussière.

Le petit enfant était très joyeux, et toute sa famille était très gentille : son père, sa mère et ses frères. Avec autant de frères il était toujours en train de jouer. Quand quelqu’un lui demandait à qui il aimait plus, si à Jica ou a son papa, il répondait toujours qu’il aimait plus à Jica, parce qu’il pensait que Jica avait besoin de plus d'amour et qu’elle était plus seule.

Chaque jour qui passait, le petit enfant était de plus en plus près de voir ce qu’il y avait sur la table, jusqu’à que, en fin, un jour il le réussit. Alors il pensa que son suivant objectif serait éviter que la chatte le fasse tomber sur ses fesses.

Il savait déjà que ce n’étaient pas des accidents et que souvent elle le faisait tomber quand il était dans la cuisine. Alors il devait la surveiller plus dans ces moments, parce que normalement la chatte le prenait au dépourvu, c'était une petite coquine. Peu à peu il commença à pouvoir contourner le ventre de la chatte avec ses deux mains avant de qu’elle le fasse tomber.

C’était comme une lutte de géants, une lutte très drôle avec sa copine la chatte. Quand ils étaient en train de manger, le petit enfant lui donnait des miettes ou des petits morceaux de pain parce que la chatte se trimbalait toujours entre les pattes de la table de la cuisine.

Les jours passèrent, les semaines aussi, et surement aussi les mois, mais le petit enfant ne savait pas encore exactement ce que c’était un mois, jusqu'à ce qu'enfin les forces s’équilibraient. Dans une période de temps ni très longue ni très courte, quand l'enfant et la chatte se croisaient dans la cuisine ou dans un autre endroit de la maison, on ne savait pas si le petit enfant allait tomber sur ses fesses ou s’il allait réussir à se tenir à la chatte sans tomber.

À la fin, la chatte commença à esquiver la lutte, le petit enfant avait grandit. Il était fier mais, en même temps, le doux frôlement de la chatte lui manquait.

De toute façon, de temps en temps la chatte frôlait le petit enfant, mais par amour et sans intention de le faire tomber sur ses fesses.

Et maintenant…

¡ À DODO !